Message du Président

J.Dubuis

Chacun a pu lire l’article intitulé « Baisse des subventions : le sport au régime sec » publié par Le Patriote Beaujolais dans son édition du 10 avril 2015.
Monsieur le Maire et son adjoint au sport se répandent, en effet, dans toutes les réunions sportives, avec clarté et franchise, pour expliquer la nécessité des baisses de subventions dans tous les secteurs de la ville et donc dans le sport : « Les aides de la ville vont baisser de 20 à 25% en 2016. En tant qu’adjoint, je défends le sport, mais il faut accepter les choix collectifs au sein de la municipalité ».
Tel est le discours relaté de Michel JAMBON.

Sans vouloir polémiquer on peut exprimer son étonnement d’une part et son désaccord ensuite.
En effet, en 2015, la Mairie décide de ne pas respecter les contrats d’objectifs qu’elle a cependant mis en place et signés : il s’agit d’une décision unilatérale contestable et même susceptible de recours puisqu’il s’agit du non respect par l’une des parties aux dépens d’une autre.
Pour se dédouaner de la difficulté il est mis en avant que ce système est inéquitable car bénéficie aux seuls sports collectifs : il fallait alors y penser avant de mettre en place ce système car un engagement écrit se doit être respecté jusqu’au terme prévu.

 » Quelle que soit la méthode, la réduction des aides publiques  va affecter l’ensemble du monde sportif. Les clubs vont se serrer la ceinture ou trouver des sources de financement alternatives » ajoute l’adjoint au sport.

Nous sommes tous conscients des difficultés que peut rencontrer la Ville qui se voit elle même amputer son budget du fait de la diminution des dotations de l’État. Cependant on apprend que dans le même temps on recrute du personnel nouveau et notamment un directeur de service. N’y- a-t-il pas suffisamment de personnel compétent en place ?
On sait que le secteur sportif représente 10% du budget de fonctionnement comprenant le personnel affecté, les équipements, les terrains et les frais généraux affectant cet ensemble. Ainsi les subventions sportives qui s’élèvent à 800.000 euros ne représentent- elles qu’un pourcentage très faible de ces 10% – Cela signifie que l’on va mettre en difficulté les clubs sportifs, voire obliger à des licenciements, pour une économie qui sera extrêmement faible – il en est vraisemblablement de même dans le secteur culturel.

Nous n’avons pas à polémiquer ni à interpeller nos élus mais pouvons donner un avis différent du leur.

Ainsi qu’il a été dit à l’Assemblée Générale de l’OSV nous leur demandons de réfléchir et de prendre en compte le monde sportif qui représente un lien social, qui participe à l’économie locale, qui apporte et enrichit la dynamique de la ville.
Il n’est pas anodin de voir des salles de sport combles ou des terrains eux aussi accueillant un nombreux public. Bien sûr ce n’est pas toujours le cas, bien sûr beaucoup de spectateurs et également de sportifs n’habitent pas la ville.
MAIS ils SONT PRÉSENTS à VILLEFRANCHE et participent à la vie de la ville et même à sa renommée.
 » On ne peut pas donner l’accès au sport à tous  » dit l’adjoint. Répondons-lui seulement que la pratique du sport est un droit et que l’on ne peut pas la limiter autoritairement.

L’Office des Sports persistera à défendre le monde sportif car il a l’ambition et la volonté, de ce fait, de défendre la ville de VILLEFRANCHE et son essor.

Jean DUBUIS
Président de l’Office des Sports de Villefranche